TRANSPORT

10 étudiants

PRÉAMBULE
L’intitulé “Gestion logistique et transport” se substitue à l’ancienne dénomination “Transport logistique”, devenue
obsolète face aux mutations des métiers de la logistique et du transport.
La logistique devient un des facteurs majeurs de la compétitivité des entreprises, tant pour la maÎtrise des coûts que
pour celle des niveaux de service.
L’ouverture des marchés, notamment européens, le développement des infrastructures et l’importance de nouvelles
possibilités en matière d’échange de données conduisent un nombre croissant d’entreprises à définir leur activité en
termes de flux matériels et informationnels. La logistique doit intégrer les flux d’approvisionnement, de production
et de distribution dans un système global, cohérent et rentable. Elle doit, aussi, assurer le pilotage de ce système, son
adaptation rapide et souple à l’évolution des marchés. Elle répond donc à un double besoin d’organisation/rationalisation et de gestion/communication, dans le cadre d’un large éventail de techniques liées à l’exploitation de la chaîne logistique (entreposage, manutention, transitique, productique, transport…).
II – PROFIL DU TECHNICIEN SUPÉRIEUR “GESTION LOGISTIQUE ET TRANSPORT”
Ces diplômés devront favoriser l’adoption de solutions nouvelles en jouant le rôle d’interface, tant auprès des fournisseurs et clients qu’auprès des équipes dont ils auront la responsabilité. Ils devront pouvoir comprendre les enjeux
et la portée globale de leur activité, ils devront également maîtriser les savoir-faire techniques indispensables à leur
futur métier.
II.1 Communication et gestion
Professionnel de l’interfaçage, le logisticien doit avoir des qualités particulières de communication. Il doit non seulement faciliter et coordonner l’échange entre les acteurs internes de l’entreprise mais aussi contribuer à résoudre rapidement tout problème avec un fournisseur ou un client.
Le logisticien doit posséder une bonne aptitude aux relations humaines et au dialogue. À ses débuts il aura souvent la
responsabilité de petites unités dans le cadre desquelles il lui faudra servir d’animateur.
2 7 0 LeB.O.
N°7
30 JUIL.
1998
GESTION LOGISTIQUE
ET TRANSPORT
Plus généralement, il devra savoir gérer le changement et promouvoir des solutions obtenant l’adhésion des partenaires.
Il doit avoir aussi le sens de la négociation, des relations commerciales et, plus particulièrement, de la vente. Compte tenu des conséquences importantes que peuvent avoir les décisions logistiques sur la qualité des biens et des services proposés, le logisticien devra
avoir une connaissance du marketing. Celle-ci lui servira à cerner les attentes des consommateurs et à concevoir le meilleur compromis entre efficacité et qualité dans un contexte concurrentiel.
Plus généralement, la connaissance d’éléments de droit, d’économie et d’organisation, permettra au logisticien de concevoir des structures adaptables, en interaction permanente avec les multiples composantes de l’environnement.
La logistique étant un outil de rentabilité, le logisticien devra avoir des connaissances en contrôle de gestion (plus centrées sur des outils de contrôle en temps réels que sur les méthodes comptables).
Une bonne connaissance des langues, des principaux courants d’échanges internationaux et des pratiques du commerce international
lui permettra d’intervenir directement auprès des clients ou de partenaires étrangers (fournisseurs, transitaires, administrations etc.).
Enfin, le logisticien sera concerné par toutes les méthodes modernes de traitement et de transmission de l’information.
II.2 Organisation et exploitation de la chaîne logistique
Le logisticien doit pouvoir mettre en oeuvre des méthodes à la fois souples et rationnelles. Elles lui permettront de situer son action dans
un cadre global et de réguler les flux de l’entreprise en développant un système logistique et des réseaux d’information performants.
Il doit connaître les outils nécessaires à l’optimisation de la qualité et de la sécurité des flux physiques et informationnels.
Il doit prévoir des alternatives performantes en cas de perturbations des flux en cours. Ceci suppose la simulation et la modélisation préalable des différents scénarios possibles, donc une connaissance de la décision en univers incertain (statistiques, probabilités, analyse
multicritères, théorie de la décision).
Il doit pouvoir employer des logiciels spécifiques, choisir ceux qui conviennent à l’entreprise et favoriser leur implantation.
L’action du logisticien concerne un large éventail de techniques d’exploitation et d’équipements souvent hautement spécialisés. Des
connaissances seront donc nécessaires dans les différents domaines de la chaîne logistique, notamment :
– la maintenance et le soutien logistique
– l’organisation et la gestion des réseaux d’entrepôts et plates-formes
– la manutention
– les transports et techniques du commerce international
– la gestion des stocks
– l’organisation industrielle et l’automatisation de la production
– les approvisionnements
III – LES EMPLOYEURS
Les métiers de la logistique, d’abord développés en moyens propres par les industriels à partir du début des années 70 (*) , se sont progressivement diffusés dans l’ensemble de l’appareil productif. On les trouve maintenant :
– Chez les chargeurs industriels de tous les secteurs d’activité : en distribution physique (marché intérieur et export), en transports (intérieurs et internationaux), et, de plus en plus, en logistique d’approvisionnement de sites de production (avec des fournisseurs intérieurs
et internationaux), et en logistique de soutien après-vente. La tendance est au renforcement des missions fonctionnelles et à l’externalisation progressive des missions opérationnelles confiées à des prestataires logistiques et/ou à des transporteurs.
– Chez les distributeurs (détaillants et grossistes) et chez les négociants : en logistique d’approvisionnement de leurs points de vente et
de leurs entrepôts (nationaux, régionaux, d’importation) et en logistique de soutien après-vente chez les distributeurs spécialisés. De
nombreux distributeurs et négociants opèrent en moyens propres, d’autres s’engagent partiellement ou totalement dans une politique
de sous-traitance auprès de prestataires.
– Chez les transporteurs (tous modes) et/ou les prestataires logistiques : ces derniers ont largement bénéficié de mouvements d’externalisation opérés par de très nombreux industriels et par certains distributeurs. Des emplois ont été transférés vers ce secteur de la prestation, d’autres se créent avec la montée en puissance des professionnels de la prestation logistique. De nouveaux métiers apparaissent,
comme dans la gestion des déchets ou dans la logistique d’après vente.
Au-delà de cette redistribution des métiers de la logistique, on assiste depuis la fin des années 80, à l’apparition, puis au renforcement,
de solidarités dans la conception et la mise en oeuvre des organisations logistiques développées par les protagonistes de la chaîne logistique que sont les distributeurs, les industriels, les prestataires et les transporteurs. Des situations de véritables partenariats se manifestent; elles passent par des démarches “qualité”, qui deviennent caractéristiques de la complexité des organisations logistiques les
plus avancées. Cette dynamique de la logistique se traduit également par le développement rapide du conseil en logistique, qui, dans
ses formes les plus opérationnelles, peut maintenant offrir des emplois aux techniciens supérieurs “Gestion logistique et transport”.
Enfin, compte tenu de la relative nouveauté de la démarche logistique, la majorité des offres d’emploi de techniciens supérieurs en
“Gestion logistique et transport”, devrait, au cours des prochaines années, rester le fait d’entreprises en mutation, notamment des PME
et PMI, découvrant ou développant considérablement l’approche logistique. Ces offres devraient donc s’orienter vers des diplômes
ayant une formation de type DUT, plus générale que celle des BTS.

  • PROFIL DU TECHNICIEN SUPÉRIEUR “GESTION LOGISTIQUE ET TRANSPORT”

    Les enseignements : présentation détaillée IV.7.1 Adaptation locale Chaque département a la liberté d’adapter le programme aux conditions locales d’encadrement pédagogique et de débouchés professionnels. Dans chaque groupe de matières, cette adaptation ne doit pas concerner plus de 20 % des horaires du programme. En aucun cas, cette adaptation ne pourra se caractériser par une augmentation du nombre d’heures de cours ou de travaux dirigés. IV .7.2 Participation des professionnels Il est souhaitable que la participation des professionnels soit globalement au moins égale à 25 % des horaires d’enseignement définis par le programme et qu’elle soit plus importante pour certains enseignements des modules professionnels (module III en 1è r e année, modules II et III en 2ème année) - Cela n’exclut pas la participation des professionnels à des enseignements relevant des autres modules, comme par exemple la négociation - vente - achat ou les relations sociales dans l’entreprise. IV .7.3 Syllabus des enseignements de première année Méthodologie et techniques d’expression (56 heures) • Objectifs - favoriser les capacités d’évolution personnelle, notamment par la maîtrise de la langue française et de la méthodologie du travail int e l l e c t u e l - développer la culture générale - préparer, par des exercices systématiques, aux diverses formes d’expression et de communication requises en situation professionn e l l e . Les enseignements doivent, autant que possible, être associés à ceux d’autres matières à l’occasion de rapports, soutenances, etc... • Programme - expression orale : prise de parole en public (exposés, soutenances, débats, improvisations) - expression écrite : résumé, synthèse de documents, prise de notes et compte-rendu, notice d’utilisation, rapport de stage, mémoire - autres types d’expression : pratique de l’image et des langages audiovisuels, approche de différentes formes de culture française - préparation à l’insertion professionnelle : situations de communication professionnelle et choix de comportement, méthodologie du travail en groupe, étude des différents types de réunion, recherche d’emploi (lettre de motivation, CV, entretien, ...), projets professionnels en collaboration avec les disciplines techniques. Anglais et seconde langue (126 heures) • Objectifs - acquisition de vocabulaire et de techniques d’expression adaptés à la vie professionnelle, notamment à celle de la logistique et des transp o r t s - connaissance des faits socioculturels, économiques et politiques du pays. • Programme - oral : prise de parole en public, conversation avec un ou plusieurs interlocuteurs, compréhension de conversations entre interlocuteurs étrangers, suivi de conférences, télécommunication - écrit : rédaction et lecture de documents professionnels, correspondance commerciale, synthèse de documents. Organisation et relations sociales dans l’entreprise (56 heures) • Objectifs - insertion sociale et professionnelle de l’étudiant dans l’entreprise - compréhension du comportement des organisations et des implications sociales, culturelles et organisationnelles de l’approche log i s t i q u e . L’analyse de cas concrets et les visites d’entreprises variées doivent permettre de matérialiser les concepts et théories exposés dans le c o u r s . • Programme - grandes théories des organisations - structures et sociologie des organisations - pouvoir dans l’entreprise - culture d’entreprise - changement organisationnel M e r c a t i q u e (56 heures) • Objectifs - analyse et compréhension des phénomènes concurrentiels - initiation pratique à la stratégie dans un contexte national et international - compréhension de la psychosociologie des comportements.

Formateur

€200.00 €150.00

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